L’ESCRIME

Respect et Maîtrise de soi sont les maîtres mots de l’escrime. Sport de combat, il n’est en aucun cas basé sur la force. L’escrime est une discipline complète qui demande de la vitesse, de la précision et des réflexes. Sport individuel mais impossible sans partenaire, il se pratique aussi en équipe. C’est un sport en expansion la F.F.E compte 64 000 licenciés, 120 000 pratiquants, et plus de 800 clubs.

Il n’existe aucune contrainte médicale pour pratiquer ce sport. L’équipement est léger et la pratique très sécurisée. De plus grâce à des Maîtres d’Armes qualifiés, vous maîtriserez rapidement la technique et la coordination des gestes. L’escrime développe aussi bien la concentration que la réflexion. Pour harmoniser au mieux le corps et l’esprit !

Un seul but : toucher sans être touché.

L'ESCRIME EN PRATIQUE

fleuret_universiades_BelgraL’escrime est un sport de combat opposant deux escrimeurs qui, à l’aide de leur arme, doivent toucher l’adversaire.
L’équipement est indispensable à la pratique de l’escrime il assure le maximum de protection compatible avec la liberté de mouvement indispensable à la pratique de l’escrime : un masque, un gant, une veste résistante, une arme, un pantalon qui s’arrête aux genoux, des chaussettes hautes et des chaussures légères et stables. A savoir : en général, les clubs prêtent le matériel et la tenue. Alliant des qualités physiques, mentales, techniques et tactiques, ce sport favorise la concentration, la maîtrise de soi, la coordination et l’esprit d’initiative et de décision. Conversation par les armes, l’escrime est une discipline basée sur des valeurs partagées de respect des règles, de l’adversaire, de l’arbitre, d’abnégation et de courage.

Tout en restant sur la piste, les escrimeurs doivent toucher la partie autorisée de leur adversaire, la surface valable, à l’aide de leur arme. Entre le « allez ! » et le « halte » de l’arbitre, ils réalisent des actions codifiées telles que l’attaque et la riposte pour toucher l’adversaire ou la parade pour se défendre. Ces enchaînements d’actions constituent la « phrase d’armes ».

Les 3 armes

Les 3 armes de l'escrime fleuret - épée - sabre
arme escrime Fleuret

Le fleuret a été créé au XVIIe siècle pour servir d’arme d’entraînement et d’étude. C’est la seule arme qui ne soit jamais sortie des salles d’escrime C’est une arme légère — 500 grammes pour une longueur de 110 cm — et flexible dont la section de lame est rectangulaire. La touche se fait avec la pointe uniquement. Le fleuret est une arme d’étude, il est en général la première arme enseignée aux débutants, bien qu’elle soit aussi pratiquée en compétition.

Son nom vient de la fleur de laine, autrefois enroulée au bout de la lame pour éviter les blessures L’aire de touche au fleuret est restreinte, c’est un héritage du temps où les équipements de sécurité étaient limités. Les coups au visage étant auparavant dangereux faute de masque, la tête n’est pas une cible valide. L’aire fut réduite au tronc seul, zone où les coups portés seraient potentiellement les plus dangereux si les armes n’étaient pas, fort heureusement, neutralisées. Au fleuret, comme au sabre, il est strictement interdit de « substituer » une surface valable (tronc) par une surface non valable (ex. bras ou tête). Le fleuret est une arme d’estoc seulement. L’action offensive de cette arme s’exerce donc par la pointe et par la pointe seule. Comme au sabre, on doit respecter des conventions lors d’un assaut. Il n’y a donc pas de « coup double ». En cas de touches simultanées, la touche est accordée au tireur qui avait la priorité.

arme escrime epée

L’épée moderne a été inventée au XIXe siècle afin de se battre en duel. C’est une arme d’estoc uniquement. Dans les siècles précédents, on utilisa à partir du xvie siècle : la rapière. La rapière a d’abord évolué en épée de cour sous Louis XIV. L’action offensive de cette arme s’exerce donc par la pointe et par la pointe seule. C’est une arme plus lourde — 770 g pour une longueur de 110 cm maximum — et moins flexible que le fleuret, et sa lame est de section triangulaire.

La surface valable comprend tout le corps du tireur, y compris ses vêtements et son équipement. Lorsque les deux tireurs sont touchés simultanément, et que l’appareil enregistre valablement ces deux touches (pas plus de 0,25 seconde d’écart entre les deux touches), il y a ce qu’on appelle un « coup double », c’est-à-dire un point pour chacun. Cette arme est dite « non conventionnelle » car elle n’obéit pas à des règles de priorité comme le fleuret et le sabre : les conditions et les règles du combat sont donc très similaires à celles des anciens duels.

arme escrime sabre

Le sabre est une arme d’estoc, de taille 6 (coup porté avec le tranchant de la lame) et de contre-taille (coup porté avec le dos de la lame); les coups du plat de la lame sont aussi valables.C’est une arme conventionnelle comme le fleuret : le sabre répond aux mêmes règles d’engagement (conventions) que le fleuret, donnant la priorité à l’attaquant, et de même légèreté — 500 g pour une longueur totale de 105 cm maximum.

En cas de touches simultanées, l’arbitre décide d’accorder la priorité à un des tireurs, ou à aucun des deux. Cette priorité dépend de la « phrase d’armes » et des conventions du sabre. La surface valable pour le sabre est tout ce qui se trouve au-dessus de la taille (à l’exception des 2 mains), car cette arme nous vient de la cavalerie, et qu’il était dans ce cas très difficile de toucher en dessous de la taille. Au sabre, comme au fleuret, il est strictement interdit de « substituer » une surface valable par une surface non valable. Contrairement au fleuret et à l’épée, les passes avant (croisement des jambes en un rapide mouvement vers l’avant) sont interdites